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Mon monde vient de s'écrouler.
Faites comme si j'étais morte.
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Mon monde oublie vite.
Faites que mon coeur l'imite.
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Mon monde n'existe plus.
Faites place aux nouveaux.
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Ma nouvelle vie sera belle.
Faites disparaitre les cicatrices inutiles.
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Ma nouvelle vie sera débauche.
Faites en sorte de ne pas me juger.
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Ce matin il fait presque beau. Je regarde l'orizon et pour une fois, prends le temps de contempler le ciel. Les nuages aux reflets rose, forment de petites boules de coton au milieu de leurs congénaires gris, tristes et prets à pleurer. Comme moi. Je me lève comme tous les jours. Mais aujourd'hui ma nouvelle vie commence, je sais désormais à quoi je dois m'en tenir, que les sentiments n'étaient pas au rendez-vous et ça change tout. Jusqu'a présent je ne vivais que dans l'angoisse, le doute, la peur, l'attente. Une nouvelle vie je vous dit.
Un dernier coup d'oeil à ma messagerie, j'esquisse à ma mère un sourire fade et qui sonne bien trop faux. Je le regrete, il faut profiter des moments, on ne sais jamais et puis faut pas tout mélanger. Je claque la porte de chez moi en chantonnant que "demain il pleut".
Les arbres ont changés, il revétissent peu à peu leurs robes d'Automne et nous font partager leur dégradé de couleurs, vert pour le bas, puis jaune, rose et finalement bordeau pour les plus hautes et les plus fières feuilles. Je ne les avaient encors pas vu de la saison. Pourtant ils sont la, sur mon chemin de tous les jours. De nouvelles sensations dans ma nouvelle vie.
Je cherche des yeux à quoi me racrocher. Les gens si déprimés qui marchent sans un sourire? Non je le suis déja bien assès. Les arbres aux couleurs de saison? Ils pleurent d'etre enfermés au centre de ce béton froid et obscure. Les montagnes majestueuses? Pleines de poteaux électriques. Mes rèves? Trop morbides. Il n'y a rien. Alors je prends le tram surpeuplé et attends que le temps passe.
J'arrive au terminus et de manière désormais routinière, je marche droit devant. Les montagnes semblent si près et verdoyantes. Je me surprends à envier les jardins des petites maisonnettes sur le chemin. J'entre dans la cour du lycée sans faire attention aux gens comme à mon habitude, mais cette fois je ne baisse pas les yeux, je ne regarde ni mes pieds ni le sol, j'observe mon environnement, les arbres de la cour, la fontaine qui ne marche pas mais sur laquelle j'aimerais faire des photos. Les couloirs semblent sombres. Une idée me viens et j'hesite à tourner. Finalement, je pousse la porte de façon décidée et entre dans une des cabines, étroite, aux murs blancs et au verrou si fragile. Pose mes affaires, prends mon nouveau jouet. Regarde les goutes tomber sur le carrelage. Ce gout de fer dans ma bouche me redonne presque le sourire. Et puis soudain, la cloche sonne et m'arrache à ma folie, à mon monde. Je reprends un peu mes esprits, et grace à ma manche, essuie les perles couleurs sang qui s'échapent.
J'essaye de suivre les cours sans pencer à rien mais la même image attaque mon cerveau sans répis. Je repence à hier soir, lorsqu'après avoir racroché, j'ai presque ris aux éclats avant de fondre en larmes. Parcequ'en fait bien que la situation ne sois pas vraiment la même, je souffre pour la même chose.
Le monde tourne trop vite.
Edit du 12 fevrier: J'étais bien desepérée pour faire sa ... Remarquez j'ai recomancé il n'y a pas si longtemps. Pardon. Je me déteste.
Photo: Princesse Méa.




